ATTENTION – CECI EST UNE TRADUCTION AUTOMATIQUE DU POLITIQUE
Un recours contre une décision est une procédure d’appel spéciale et simplifiée qui, depuis le 1er juin 2017, remplace le recours traditionnel devant le tribunal administratif concernant les décisions dites de cassation rendues en application de l’article 138 § 2 du Code de procédure administrative. Une décision de cassation intervient lorsque l’instance d’appel, au lieu de statuer sur le fond, infirme simplement la décision antérieure et renvoie l’affaire à l’instance de première instance pour réexamen. Le législateur a introduit ce recours afin de prévenir efficacement les abus de cette pratique et de protéger les citoyens contre les longs renvois bureaucratiques de dossiers. La nouvelle solution vise à inciter fortement les autorités à statuer de manière indépendante et approfondie, faisant des décisions de cassation l’exception absolue.
La procédure elle-même est conçue pour être exceptionnellement rapide. Une partie insatisfaite du renvoi de son affaire pour réexamen dispose de 14 jours pour former un recours auprès de l’instance ayant rendu la décision contestée. Il est à noter que cette instance n’a pas la possibilité de formuler une réponse et de contester les allégations, contrairement aux recours classiques. Elle dispose en revanche de 14 jours pour un examen interne, ce qui lui permet de se ranger à l’avis du requérant, de revenir sur sa décision et d’en rendre une nouvelle. Toutefois, si l’instance « ne reconnaît pas son erreur », le dossier est transféré au tribunal administratif, qui doit examiner le recours dans un délai de 30 jours à compter de son dépôt, à huis clos. Il convient de préciser que, dans ce cas, le tribunal ne réexamine pas l’intégralité du dossier ; il s’attache uniquement à vérifier si l’instance d’appel avait des raisons légitimes de ne pas rendre de décision au fond et de renvoyer l’affaire devant la juridiction inférieure. Si la Cour juge l’objection fondée et casse la décision de l’organe d’appel, un pourvoi en cassation est impossible, contraignant l’administration à reprendre rapidement le traitement du dossier. Autre élément important concernant la sanction des fonctionnaires : la Cour a le droit, d’office ou à la demande d’une partie, d’infliger une amende à l’organe d’appel.
